06.11.2008

Denis Robert

Les espaces de papier diffusés à périodicité régulière sur un bout de terre sont les derniers soubresauts d’une humanité qui cherche à comprendre le monde et à exister en tant qu’humanité identifiable.

La Voix des Allobroges est un cas si particulier dans le paysage qu’il serait dommage de la laisser mourir. Je ne suis pas Savoyard (et je le regrette), je dois même ajouter que je déteste la fondue au fromage et la liqueur de cette fleur de montagne qui pue mais qu’adore le président du Groland.

Mais si j’étais Savoyard, ça me ferait vraiment suer de voir ce titre disparaître.

Sa distance, son humour, ses recettes de cuisine, ses photographies de jeunes filles qui enlèvent le haut, ses interviews que nulle part ailleurs on ne trouve, ses informations souterraines me manqueraient.

Et Brice Perrier s’est tellement démené pour le faire exister que, bon, rien que pour lui.

Vive la France ! Vive le journalisme ! Vive la montagne !

Vive La Voix des Allobroges !

Denis Robert, journaliste, écrivain

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