30.03.2009
Une fusion savoyarde pour le 1er avril

Voici ce qu'on pouvait lire ce matin sur Le P'tit Démocrate de Chambéry (http://leptitdemocratechambery.over-blog.com/).
SCOOP : La Savoie n'attendra pas 2014
Le P'tit démocrate est en mesure de révéler que, de source sûre, dans le cadre du projet de réforme des collectivités territoriales, voulu par le Président de la République, s'est tenu dans la matinée du Dimanche 29 mars 2009, une réunion confidentielle au Ministère de l'Agriculture, dans le bureau de Michel Barnier, en présence de Monsieur Balladur, entre l'ensemble des parlementaires savoyards,Messieurs Dord, Bouvard, Gaymard, Vial, Repentin, ainsi que Monsieur Louis Besson, à propos d'un projet de fusion des collectivités territoriales en Savoie. Déjà lors du comité syndical de Métropole Savoie qui a eu lieu Samedi 28 mars à l'université de Savoie, rue Marcoz, certains “initiés“ du bout des lèvres évoquaient cet événement. Une position semble s'être dégagée, et a été présentée hier soir à l'Elysée. Une fois la conformité constitutionnelle, et la compatibilité avec le code général des collectivités territoriales vérifiée, une annonce publique serait faite courant du mois d'avril. Le p'tit démocrate sans pour autant connaître la teneur de ce projet, dénonce toutefois le procédé employé, qui nous paraît être aux antipodes des pratiques de notre république démocratique.
Alors bien sûr, ça sent le canular à plein nez. On ne peut d'ailleurs que se demander de quelle fusion de collectivités territoriales on parle dans cette brève qui ne concerne que le département de la Savoie, tous les élus évoqués représentants le 73.
Mais ce matin, à Chambéry, lors de la réunion de la CCI où se trouvait nombre d'élus savoyards, c'était la nouvelle du jour. Et on s'interrogeait sur le scoop du p'tit démocrate: info ou intox ?
Le Daubé aussi s'est posé la question et a enquêté (et oui, ça lui arrive) pour savoir ce qu'il en était.
Alors chapeau au p'tit démocrate qui a créé le buzz du jour avec ce poisson d'avril lâché un 30 mars.
19:20 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le p'tit démocrate, chambéry, poisson d'avril
28.03.2009
La dernière chance
Sommet du G20 de Londres : la dernière chance avant la dislocation géopolitique mondiale
Lettre ouverte aux dirigeants du G20, publiée en anglais dans l'édition mondiale du Financial Times le 24/03/09
Mesdames, Messieurs,
Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.
En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la 2° édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB), que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.
Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la 32° édition de son bulletin, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.
Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie ?
Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.
Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.
Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.
LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020
1. La clé de la crise, c’est la création d’une nouvelle devise internationale de référence !
Le premier conseil se résume à une idée très simple : la clé de la crise actuelle se trouve dans la réforme du système monétaire international hérité de l’après-1945 afin de créer une nouvelle devise internationale de référence. Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira car il est au coeur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie, … et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie. Il est donc vital que cette question soit l’objet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés. La solution à ce problème est d’ailleurs bien connue : il s’agit de créer une devise de référence internationale (qu’on pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, l’Euro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des etats pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1° Janvier 2010), le Rouble, le Real, … . et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial », dont le Conseil d’ Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ». Vous devez demander au FMI et aux banques centrales concernées de préparer un tel plan pour Juin 2009 avec objectif de mise en oeuvre au 1° Janvier 2010. C’est votre seul moyen de reprendre l’initiative sur le temps de déroulement de la crise. Et c’est le seul moyen de concrétiser la mise en oeuvre d’une globalisation partagée, en en partageant la monnaie qui est au coeur de toute activité économique et financière.
Selon LEAP/E2020, si une telle alternative au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, démontrant qu’il existe une autre voie que le « chacun pour soi », le système monétaire international actuel ne passera pas l’été. Et si certains Etats du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire.
2. Contrôlez l’ensemble des banques au plus vite !
Le second conseil est déjà largement évoqué dans les discussions préalables à votre réunion. Il devrait être donc aisé de l’adopter. Il s’agit de mettre en place d’ici la fin 2009 un système de contrôle des banques à l’échelle mondiale qui supprime tout « trou noir ». Plusieurs options vous sont déjà proposées par les experts. Tranchez dès maintenant. Nationalisez au plus vite quand il le faut ! C’est en tout cas le seul moyen de prévenir un nouvel endettement massif des établissements financiers comme celui qui a contribué à la crise actuelle; et de montrer aux opinions publiques que vous êtes crédibles face aux banquiers.
3. Faites évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse !
Le troisième conseil touche à nouveau une question très sensible politiquement qui pourtant est incontournable. Il est indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au coeur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en oeuvre tant que personne n’a la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial. Et il n’est plus temps de « prendre des gants » avec des pays qui sont au coeur du chaos financier actuel.
Ecrivez un communiqué simple et bref !
Pour terminer, nous nous permettrons seulement de rappeler que vous avez désormais à restaurer la confiance chez 6 milliards de personnes, et des dizaines de millions d’institutions publiques et privées. Alors, n’oubliez pas de rédiger un communiqué court, qui ne fasse pas plus de deux pages, qui ne contienne pas plus de trois ou quatre idées centrales et qui soit lisible par des non-experts. Sinon, vous ne serez pas lu hors du cercle étroit des spécialistes et vous ne pourrez donc pas ressusciter la confiance du plus grand nombre condamnant ainsi la crise à s’aggraver. Si cette lettre ouverte vous aide à sentir que l’Histoire vous jugera pour ce que vous aurez réussi à faire ou pas lors de ce Sommet, alors elle n’aura pas été inutile. Sachez simplement, que selon LEAP/E2020, vos peuples respectifs n’attendront pas plus d’une année pour vous juger. Une chose est néanmoins certaine : cette fois-ci vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu !
Franck Biancheri
Directeur des Etudes de LEAP/E2020
Président de Newropeans
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25.03.2009
Ça ne sert à rien d’en parler ?

« Y a-t-il une observation ? Une abstention ? Une opposition ? Il en est ainsi décidé. » Dans la bouche d’Hervé Gaymard, la formule revient comme un leitmotiv, sans qu’il ait besoin d’attendre, ne serait-ce qu’une seconde, une éventuelle réserve à la longue liste de décisions prises lors de ce conseil d’administration de l’Assemblée des pays de Savoie, qualifié par le Dauphiné Libéré de « séance consensuelle ». C’est le moins que l’on puisse dire, le budget et l’attribution de nombreuses subventions données par l’APS ayant systématiquement été adoptés à l’unanimité, que cela concerne le secteur touristique, la culture - avec notamment 225 000 euros consacrés aux cérémonies d’anniversaire d’une annexion devenue pour ses 150 ans un « rattachement » -, l’agriculture ou l’université de Savoie.
Si l’on se trouve au château de Chambéry en ce vendredi 20 mars, ce n’est pas pour vous faire le détail des subventions accordées par l’APS ou pour vous informer que ses comptes sont bien tenus – sachez quand même qu’il y a eu un solde positif de 1,2 million d’euros en 2008. En fait, on espère assister à un nouvel épisode de ce feuilleton de l’année 2009 qui, même s’il indiffère sans doute une grande partie des habitants des pays de Savoie, nous intéresse car il concerne tout simplement la façon dont s’exercera la démocratie sur le territoire savoyard. On parle évidemment du projet de réforme des collectivités locales qui était à l’ordre du jour de la dernière réunion de l’APS où les conseillers généraux savoyards avaient été incapables d’adopter une position commune, tout le monde attendant le verdict de la commission Balladur. Celui-ci est tombé début mars, préconisant notamment ce que tous nos élus craignaient : la suppression de la clause de compétence générale pour les départements. On pouvait donc penser que cela serait évoqué lors de ce conseil d’administration. Ben non, ce fut au contraire une nouvelle fois la loi du silence qui s’imposa.
Le seul sujet hors budget 2009 évoqué lors de cette réunion fut la victoire d’Annecy dans la course française à la candidature aux J.O. d’hiver de 2018. Un projet qui pourrait bien sûr symboliser l’entente inter-départementale qu’est censée rendre effective l’APS. Une véritable vision savoyarde permettrait d'ailleurs aux promoteurs de ces Jeux de tenir une de leurs principales promesses de campagne, jusqu’ici totalement fallacieuse, celle qui dit que 70 à 80% des infrastructures nécessaires à ces Jeux sont déjà existantes. Pour que cesse ce mensonge, il faudrait en effet envisager une répartition des sites olympiques entre nos deux départements, car, en fait, les infrastructures existantes susceptibles d’accueillir des épreuves olympiques sont situées dans le 73, qu’il s’agisse du tremplin de Courchevel ou du Phare de Chambéry. Or seule la piste de bob de la Plagne fait partie du projet annecien (elle était d’ailleurs aussi dans celui de Grenoble) et constitue en réalité l’unique infrastructure conséquente déjà existante dont l'utilisation est prévue selon les plans actuels du team olympique haut-savoyard, qui envisage de construire trois patinoires et un tremplin de saut. Il aurait donc été logique de voir l’APS proposer à Christian Monteil d’utiliser ces infrastructures savoyardes, mais on s’est cantonné à féliciter le président de la Yaute pour sa victoire. « Vous savez, ce sont les jeux de la Haute-Savoie, pas de la Savoie, me glissera à la fin de la réunion Pierre Losserand, conseiller général de Faverges. Et puis pour les infrastructures, on a quand même les routes qui existent déjà. » C’est sûr, et y a également les montagnes, et puis aussi la neige. Du moins on en a eu cet hiver…
Continuant la causette avec le sympathique Pierre Losserand, j’aborde le sujet qui nous a conduit ici, la réforme des collectivités territoriales et ce fameux rapport Balladur dont on n’a pas parlé aujourd’hui. « Je regrette que les deux départements ne trouvent pas une voix commune sur ce sujet, confie le conseiller général. J’aurais bien vu quelque chose qui rassemble les deux Savoie, voire en y rajoutant l’Isère. Mais là, avec la suppression de la compétence générale, c’est en fait la fin de nos compétences dont il s’agit. Car si l’action du département se limite à distribuer le RMI, on peut confier ça à des administratifs, pas besoin d’élus. Mon choix, c’était la région Savoie, mais aujourd’hui je suis assez perplexe, car cela n’a pas été discuté au niveau de la commission Balladur. Pourtant, depuis Faverges, je ne vois vraiment pas de différence entre nos deux départements. Alors j’espère qu’on en reparlera. Et pour la grande Savoie, je compte sur nos grands élus ! »
Des élus, grands ou petits, je serais bien aller discuter avec d’autres que celui de Faverges. Mais alors que la réunion est à peine terminée depuis cinq minutes, tout le monde est déjà loin, sauf Hervé Gaymard qui finit de répondre aux questions de quelques journalistes devant la caméra de 8 Mont Blanc. Je me dirige donc vers le président de l’APS, qu’on peut assurément qualifier de grand élu savoyard, pour recueillir son point de vue. Un point de vue express car Gaymard est lui aussi sur le départ. « En fait, on ne peut rien en dire de ce projet de réforme des collectivités, car il n’y a pas de projet. » Mais monsieur le président, et le rapport Balladur, c’est quoi ? « C’est un projet très intéressant, et l’idée des conseillers territoriaux qui siègent à la fois au département et à la région me plait beaucoup. Mais il y a deux choses qui ne vont pas : l’élection à la proportionnelle et la suppression de la clause générale de compétence. » Justement, la suppression de la compétence générale semblait pour la plupart des conseillers généraux un motif qui justifierait le rassemblement des deux départements savoyards, afin de se battre ensemble pour garder cette compétence. Ce rassemblement ne doit-il donc pas être aujourd’hui à l’ordre du jour ? « En ce qui concerne ce rassemblement, soit on arrive à garder la compétence générale et l’on pourra se contenter d’une APS qui va plus loin, soit le département devient une simple circonscription régionale et il faudra alors créer une institution nouvelle. Maintenant, ça ne sert à rien d’en parler, tant qu’on n’a pas le résultat des courses. Il faut attendre le projet de loi. »
Alors que Michel Bouvard appelait ici même la semaine dernière les Savoyards à s’approprier le rapport Balladur afin de devenir de véritables acteurs d’un processus qui leur permettrait de conserver voire d’accroître leur capacité à agir sur leur territoire, Hervé Gaymard nous dit donc pour sa part qu’il est inutile d’en parler et qu’il faut attendre que le verdict tombe d’en haut pour éventuellement réagir. Bien que tous deux favorables à une espèce de région Savoie, même si elle ne dit pas forcément son nom, ces grands élus du 73 ne semblent pas vraiment sur la même longueur d’onde. Quant à ceux de la Yaute, ils sont aujourd’hui emportés par une fièvre olympique qui suscite surtout une gloriole haut-savoyarde. Alors pour le rassemblement de tous les élus savoyards menacés de perdre leurs moyens d’action, faudra encore patienter. Le couteau qui se rapproche de plus en plus de la gorge des départements ne suffit pas à les faire converger vers un autre consensus que celui de l’immobilisme. Attendent-ils la saignée pour enfin se bouger ?
Brice Perrier
11:40 Publié dans Enquêtes et reportages | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : assemblée des pays de savoie, gaymard, rapport balladur
23.03.2009
Retrouvez toutes les unes


Retrouvez toutes les unes de La Voix des Allobroges dans notre album photo, dont voici quelques exemples avec le premier numéro de février 2005 et celui où l'on pouvait découvrir une enquête sur Le Dauphiné Libéré.
On vous invite donc à consulter ces unes pour avoir un aperçu du contenu de tous les numéros de la Voix que vous pourrez ensuite consulter ci-dessous.
Bonne lecture
22:26 Publié dans Anciens numéros | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voix des allobroges, unes, album photo
21.03.2009
La Voix retirée des kiosques
Désormais, vous ne trouverez plus La Voix des Allobroges chez les vendeurs de journaux savoyards. On espère bien sûr y revenir, mais pour l'instant, on se contentera de ce blog.
Alors amis du web, on vous offre ici le numéro 18 paru à l'automne dernier, grâce auquel vous saurez tout sur les raisons qui font que la Voix ne paraît plus et sur la solution qui pourrait lui permettre de reparaître : la réussite de l’association La Voix.
Vous y trouverez aussi un dossier sur la Savoie en 2020, dans lequel nous vous proposons de vous projeter au-delà de la crise avec différents articles réalisés en direct du futur, mais aussi de mieux comprendre cette fameuse crise et ce qu'elle va enfanter grâce à l'interview d'un as de la prospective qui analyse la crise systémique globale que nous traversons pour mieux appréhender l'avenir du monde, ainsi que celui de la Savoie bien sûr.
Avec ce numéro 18 mis en ligne, la collection complète est donc disponible.
Bonne lecture et à très bientôt sur le web, en attendant le retour de la version papier... qu'on espère avant 2020 !
Salutations allobroges
11:48 Publié dans Anciens numéros | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : n°18, voix des allobroges, collection complète
15.03.2009
« Nous devons être actifs et pas spectateurs »
Lors de la dernière réunion de l’Assemblée des pays de Savoie, Michel Bouvard avait alerté les conseillers généraux savoyards de l’enjeu historique auquel ils allaient devoir faire face avec le projet de réforme des collectivités territoriales qu’était en train de mitonner le comité Balladur. L’élu UMP avait ainsi appelé les représentants de nos deux départements à prendre conscience de leur responsabilité pour enfin se rassembler afin d’éviter qu’un territoire à l’histoire millénaire soit condamné à une dissolution rhônalpine. Alors maintenant que le rapport Balladur a été remis à Sarkozy, on a souhaité faire le point sur cette affaire avec le député savoyard.
Michel Bouvard, quel sort va être réservé à la Savoie d’après le contenu du rapport Balladur ?
Déjà, ce rapport n’est qu’une proposition. Le gouvernement va avoir le temps d’y réfléchir et le chef de l’Etat souhaite une concertation. Mais le rapport Balladur pose un certain nombre de principes qui modifient la donne pour nos départements, avec d’abord la disparition de la clause générale de compétence. Un certain nombre de compétences exercées par les départements savoyards seraient ainsi amenées à disparaître, notamment en ce qui concerne le tourisme et l’économie. Cela pose clairement un problème que je soulève depuis des années : deux départements regroupés donnent zéro compétence supplémentaire. Il nous faut donc obtenir autre chose qu’un département.
Une région Savoie ?
Oui, ou alors il faudra discuter du fait que des départements qui se regrouperaient garderaient la clause de compétence générale. C’est sans doute le point central. Car pour être clair, si nous n’avons pas cette compétence générale, il n’y a plus d’agence départementale touristique, Savoie - Mont-Blanc n’existe plus. Or le tourisme, c’est plus de 50% de l’activité du département de la Savoie et environ 40% de celui de la Haute-Savoie. Cela représente 80% de l’activité touristique en Rhône-Alpes. Par ailleurs, le département est aujourd’hui partie prenante en tant qu’aménageur de zone économique, comme Technolac et Alpespace en Savoie ou Archamps en Haute-Savoie. Tout cela ne serait plus possible en cas de suppression de la clause générale de compétence pour les départements. L’autre problème posé par le rapport Balladur, c’est la nature de la relation avec la région, du fait du mode électoral envisagé pour les conseillers territoriaux. Actuellement, les conseillers généraux sont élus au scrutin majoritaire, mais il est prévu des conseillers territoriaux uniques pour la région et le département, avec une partie élue à la proportionnelle, ce qui pose le problème des territoires de montagne, moins peuplé mais où se situe une grande partie des enjeux environnementaux et économiques.
Face à cette situation nouvelle, comment vous positionnez-vous ?
Comme je l’ai fait lors de la dernière réunion de l’Assemblée des pays de Savoie, car le rapport Balladur était assez prévisible. En 2004, Edouard Balladur parlait déjà d’évaporation du département. Et là, ça serait la première étape en retirant la compétence générale et en faisant que les élus départementaux seraient en fait d’abord des élus régionaux, vu que toutes les compétences seront pour la région. La proportionnelle favorisant les grandes agglomérations urbaines, on devrait aussi être face à un réflexe urbain plus que montagnard. Alors le plus simple pour les départements savoyards, c’est la fusion dans une collectivité unique pour la mise en place d’une région Savoie.
Mais le rapport Balladur invite aussi à faire de grandes régions…
Il ne dit pas qu’il faut de grandes régions, mais qu’il faut des regroupements, donc il va dans ce sens. Du coup, la capacité d’obtenir une région Savoie devient limitée et on a sans doute laissé passer le train dans le passé. La seule voie raisonnable serait donc que les départements qui se regroupent puissent conserver leur compétence générale et que, dans des territoires ayant une cohérence économique et historique, le conseil général récupère certaines compétences de la région.
Ce que propose Hervé Gaymard avec son Conseil des pays de Savoie…
Oui, ou une sorte de syndicat interdépartemental. Car pour le modèle de Gaymard, il faut une véritable volonté politique. Or quand on a créé l’APS, on a dit qu’on allait demander à la région certaines compétences, notamment au niveau des relations transfrontalières. Mais on n’a rien obtenu. J’ai d’ailleurs demandé le 23 janvier aux dirigeants de l’APS s’ils avaient réclamé ces compétences et s’ils avaient l’intention de le faire. J’attends toujours la réponse.
Finalement, en quoi une gestion savoyarde diffèrerait d’une gestion rhônalpine ?
Demain pas plus qu’hier, Rhône-Alpes n’aura pas la même approche de l’économie de la Savoie que les Savoyards. Pour la recherche, Rhône-Alpes voit deux grand pôles : Lyon et Grenoble. Elle n’aurait jamais misé sur l’INES (Institut national de l’énergie solaire) à Chambéry. Elle n’aurait jamais fait Technolac, trouvant sans doute que le lieu était plus approprié pour devenir une aire de repos et de loisir pour le guerrier économique urbain. Et Rhône-Alpes ne souhaite plus investir un centime d’argent public sur les domaines skiables, car elle estime que c’est une économie dépassée, alors que nous continuons d’investir dans ce secteur et sommes même opérateur de domaines skiables. Qu’aurait fait la région Rhône-Alpes avec le dépôt de bilan de Transmontagne (ndlr : société qui exploitait différents domaines skiables dont celui de Valfrejus) ? Elle aurait laissé la station fermer. Nous, on a porté le truc à bout de bras. Et le problème n’est pas dû à la majorité régionale actuelle, car cette tendance existait déjà avec la majorité précédente. C’est d’abord un problème de rapport urbains/montagnards. N’oublions surtout pas que nous sommes les deux seuls département de montagne de Rhône-Alpes, l’Isère étant divisé en deux entre la montagne et la plaine, la zone de plaine étant la plus dynamique. C’est pour ça qu’on doit garder la capacité d’influer sur les enjeux important en matière d’aménagement du territoire. On ne peut pas laisser ça à Rhône-Alpes. Et si la loi nous y contraint, il faudra en tirer les conséquences et demander à devenir une région nouvelle, ou un département avec des compétences élargies.
Mais lors de la dernière réunion de l’APS, et alors même que le contenu du rapport Balladur était prévisible, on ne peut pas dire que les élus savoyards soient apparus unis pour prôner une région Savoie que vous avez été à peu près le seul à réclamer…
J’ai peut-être été le seul à parler, mais les témoignages que m’ont faits mes collègues montrent que ma position était très largement partagée. Seulement, une fois de plus, il n’y a pas eu de vote.
Frédéric Zory, qui ne demandait plus une région Savoie lors de cette réunion, nous a confié qu’il la réclamerait à nouveau, comme tous les conseillers généraux, si la clause de compétence générale était supprimée. Maintenant que cela est proposé par la commission Balladur, les conseils généraux s’apprêtent-ils à faire front pour une région Savoie ?
Si les orientations du comité Balladur sont confirmées, le basculement serait quasi automatique. Car il n’y a pas d’autre choix pour rester maître de notre destin.
Xavier Bertrand a demandé l’organisation de référendums consultatifs. Préconisez-vous cela, ou même un référendum décisionnel, dans les départements savoyards?
La proposition de Xavier Bertrand est en deçà de ce que permet la dernière réforme constitutionnelle, qui donne la possibilité aux deux départements de consulter les Savoyards. Et le rapport Balladur ne remet pas en cause la loi qui autorise la création de nouvelles régions, sur laquelle nous nous étions appuyés avec Bernard Bosson pour faire une proposition de loi appelant à la création d’une région Savoie à la fin des années 1990. Demain, les deux départements peuvent réclamer la création d’une région Savoie, mais la région Rhône-Alpes devrait alors en débattre, et ce n’est pas sûr qu’elle le veuille.
Il faudrait l’accord de Rhône-Alpes pour que soit créée une région Savoie ?
Dans l’état actuel des choses, le conseil régional doit en délibérer.
Mais si les Savoyards se prononçaient clairement par référendum, ça serait difficile de passer outre…
Oui, sans doute. D’autant que le problème de la taille peut être résolu par la constitution de syndicats interrégionaux, à qui seraient attribuées certaines compétences nécessitant d’être exercées sur un grand territoire. Mais à la limite, la forme juridique importe peu, en tout cas moins que par le passé. Et l’essentiel est d’avoir en Savoie les compétences dont on a besoin. Si la loi listait ces compétences, ça pourrait aller avec une structure disposant d’une autonomie interne au sein de Rhône-Alpes, ce qui éviterait la division et l’opprobre national d’une pensée unique qui dit que seules les grandes régions sont valables, négligeant d’ailleurs la réalité européenne qui montre que ce n’est pas le cas. Il n’y a qu’à voir le Val d’Aoste. Mais je ne fais pas une fixation sur le fait régional. Je refuse seulement la dilution de la Savoie et souhaite que les Savoyards conservent leur capacité à agir.
Alors, allez-vous maintenant travailler à la réussite d’un référendum qui permettrait aux Savoyards de conserver et même d’accroître cette capacité à agir dans le cadre d’une région Savoie ?
On se calme. Le président a dit qu’il fallait prendre le temps de la concertation. Il faut voir comment ce rapport est susceptible d’évoluer. Ensuite, bien évidemment, il faudra tirer toutes les conclusions et passer par une consultation directe, soit de la population, soit des conseils municipaux, sur le principe d’un regroupement. Mais avant que ça bouge, il faut que les Savoyards s’approprient le rapport, car, pour l’instant, ce n’est pas le cas. Faut pas mettre la charrue avant les bœufs ! Pour l’heure, je suis dans une phase où le rapport est sorti et ce n’est pas une surprise. Mais dans cette affaire, nous devons être vigilants, actifs et pas spectateurs. On doit arrêter de philosopher et prendre position.
Entretien : Brice Perrier
12:58 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bouvard, région savoie, commission balladur
13.03.2009
Les Allobroges sont vaillants sur gelules.tv

C'est sûr que, de là-haut, Henri doit apprécier.
Gélules.tv est la nouvelle web TV installée à Chambéry. Son concept est tout simple : permettre à chacun de diffuser des vidéos réalisées à l'aide d'une web cam et donner ainsi aux habitants du bassin chambérien l'occasion de dire ce qu'ils veulent "à la télé".
Gélules propose aussi, et surtout jusqu'alors, des chroniques réalisées par pierre-jean, le créateur, et par des jeunes filles au physique plutôt avantageux qui vous annoncent la météo, les sorties ciné ou les nouvelles de la semaine.
Mais gelules.tv a également eu la bonne idée de diffuser des chroniques vidéos sur l'histoire de Savoie très largement inspirées de celles que tenaient Henri Dénarié dans la Voix. Et c'est Anna qui s'y colle, une ravissante comédienne.
La deuxième gélule sur l'histoire de Savoie, selon Henri, vient d'être mise en ligne et a pour sujet les Allobroges, qui retrouvent ainsi de leur vaillance sur gelules.tv.
On vous invite à aller voir ça sur http://www.gelules.tv
12:58 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : allobroges, web tv, chambéry
08.03.2009
Arso se dévoile pour la journée de la femme

20:29 Publié dans L'instant Arso | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arso, femme, photo
L'instant Arso
Depuis que la Voix ne parait plus, les photos de Lucien-Mermet Bouvier qui illustraient les Unes du journal nous manquent.
Alors on créé sur ce blog une rubrique juste pour lui, L'instant Arso, dédiée à ce personnage qui reviendra donc régulièrement et qui commence par se dévoiler pour la journée de la femme.
Dans un monde où semble régner l'absurde, autant y aller à fond, le mieux restant toujours d'en rire.
20:00 Publié dans L'instant Arso | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.03.2009
Pour un référendum en Savoie
Aujourd'hui, dans une interview au Figaro, Xavier Bertrand, le tout nouveau secrétaire général de l'UMP, défend le projet de réforme des collectivités territoriales proposé par la commission Balladur. Mais il déclare aussi que « c'est un débat pour les élus, certes, mais pas un débat pour les seuls élus ». Ce fidèle parmi les fidèles (du moins jusqu'ici) que Sarkozy a installé à la tête de son parti annonce ainsi qu'il demandera « un référendum consultatif, département par département » (http://www.lefigaro.fr/politique/2009/03/04/01002-20090304ARTFIG00619-oui-a-des-referendums-departementaux-.php). Une idée qui semble plaire, puisqu'un sondage en ligne proposée sur le site du journal indique que 67% des votants désirent un tel référendum dans leur département.
Alors comme le disait ce matin très justement Mero sur le forum d'Envoie du Gros, reste à savoir quelle sera la question posée.
Cherchant depuis quatre ans à faire vivre une région Savoie qui va du Chablais à la Maurienne, aujourd’hui, même si la Voix ne parait plus dans sa version papier, on souhaite évidemment que cette région soit enfin reconnue en tant que telle. Et comme les lecteurs du Figaro, la Voix prend position pour demander l’organisation d’un référendum en Savoie. Il va également pour nous de soi que, lors d’une consultation populaire dans les deux départements savoyards, la proposition d'une région Savoie devra être faîte. On espère donc que cela ira aussi de soi pour nos élus locaux qui ont été bien incapables de définir une ligne commune claire lors de la dernière réunion de l'Assemblée des pays de Savoie.
En tout cas, la remise des propositions de la commission Balladur ne vient pas clore le bal, mais plutôt ouvrir un débat que les Savoyards comme tous les Français doivent s'approprier. Ce blog se propose ainsi d’être un lieu où ce débat pourrait se développer. Et finalement, par la réactivité qu’offre Internet et la possibilité offerte à tous d’intervenir par un simple clic, le blog des Allobroges pourrait bien être plus utile que notre journal papier qui paraissait tous les trois mois.
On vous encourage donc tous à participer à ce débat en postant des commentaires ou en nous faisant parvenir des tribunes libres que nous nous ferons une joie de publier.
L'association La région Savoie j'y crois semble vouloir elle aussi jouer pleinement son rôle, car elle organise samedi matin une première réunion publique sur le sujet. Tous ceux qui se sentent concernés par l'avenir de la Savoie et de la démocratie locale sont invités à s'y rendre dans le communiqué de presse envoyé aux médias par cette association que nous publions ici.
L’association « La Région Savoie, j’y crois ! » est un mouvement apolitique pour la promotion du projet territorial de création d’une Région Savoie unidépartementale. Elle a publié Le livre blanc pour la création de la Région Savoie et l’a versé au débat concernant les redécoupages territoriaux engagés en France dans le cadre de la décentralisation.
La commission Balladur a bouclé son rapport sur la réforme des collectivités locales. Il sera remis le jeudi 5 mars au chef de l'État, qui l'a commandé. Parmi les propositions du comité Balladur, la proposition N° 2, complétant le droit à expérimentation des lois Raffarin, peut ouvrir une perspective, mais c'est encore très flou. Le critère de taille critique est passé de 1 million d'habitants à 3 ou 4 millions : cela est totalement arbitraire et ne fera que renforcer le pouvoir jacobin.
Nous aurons le jour officiel de la remise du rapport les commentaires du président de la république, qui va sans doute prononcer un discours.
Cette réforme peut-elle être encore l'occasion de relancer l'idée d'une Région Savoie ?
L’association « La Région Savoie, j’y crois ! » prend l'initiative d'une réunion publique d’information le samedi 7 mars 2009 de 9h à 11h à la mairie d'Albens.
Entrée libre et gratuite ouverte à tous.
Pour information la proposition Balladur n° 2 : favoriser les regroupements volontaires de départements par des dispositions législatives de même nature que pour les régions. Il n’existe, dans le droit actuel, aucune disposition prévoyant la procédure à suivre lorsque deux départements, ou plus, souhaitent se regrouper. Or, certains départements manifestent cette volonté. Il est donc proposé de transposer aux départements la législation envisagée pour favoriser les regroupements de régions.
contact@regionsavoie.com www.regionsavoie.com
14:38 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, référendum, commission balladur



