03.11.2009

Pour une nouvelle politique touristique

Bien que conforté par le projet des JO, la fuite en avant du développement en montagne ne pourra pas durer. Plaidoyer pour une autre politique touristique.

gros canon 1.JPG

Aujourd'hui, la stratégie touristique en montagne ne repose que sur l'artillerie lourde. 

L’hiver dernier, la région Rhône-Alpes a soutenu la candidature pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2018 présentée par la ville d’Annecy et le département de la Haute-Savoie. Ce projet symbolise l’avenir du tourisme tel que l’envisage la majorité des élus savoyards et rhônalpins. Principal pilier de l’économie savoyarde, le tourisme représente aujourd’hui 50% du PIB du département de la Savoie et 30% de celui de la Haute-Savoie, essentiellement grâce au tourisme d’hiver. Les JO sont censés conforter cette économie reposant sur une clientèle attirée par la neige. logo_anti-annecy2018_pollution.jpg« Ces jeux posent le futur du tourisme et des sports de montagne », déclare ainsi le maire de Chamonix. « J’espère que la désignation d’Annecy va permettre de débloquer de gros projets en attente. Aujourd’hui, on a 2 500 lits dans les placards », confie de son côté le directeur de l’office du tourisme de Flaine. Pour son confrère des Houches, « quelle que soit la décision du CIO, nous sommes d’ores et déjà gagnants. Pendant deux années, nous allons pouvoir communiquer à l’international sur notre département. » Communiquer, pourquoi pas, mais sur quoi ? Sur la conviction que l’avenir de l’économie de notre pays de montagne est plus blanc que jamais et que les stations savoyardes ont vocation à accueillir toujours plus de visiteurs étrangers en misant demain comme hier avant tout sur le ski ? Aujourd’hui, c’est a priori l’orientation prévue. C’est d’ailleurs que qu’avaient certifié dans le département de la Savoie les assises de « Savoie 2020 ». En Haute-Savoie, le projet de candidature aux JO affiche la même ligne d'horizon en s’appuyant sur des stations situées à 1 000 mètre d’altitude telle que Chamonix, Morzine ou la Clusaz. A l’heure du réchauffement climatique, c’est un peu comme si Annecy 2018 était « hors planète »…

Pas de limites au business

A l’image de la société toute entière, et malgré tous les avertissements, le monde de la montagne continue son business « as usual »… Et, en bon partisan de la méthode coué, il entretient avec ces JO le mythe d’un monde sans limite, refusant de voir que notre modèle touristique n’est plus soutenable à moyen comme à long terme. Côté ressources, les indicateurs sont au rouge : l’eau commence à manquer alors que se multiplient les réserves collinaires – il suffit de voir les alertes de cet automne lancées par la Préfecture de la Savoie –, le « trop » béton surcharge les paysages, le tout voiture empoisonne l’atmosphère... En prônant sans cesse le développement, les responsables semblentarc 1950.JPG oublier que cela fait plus de dix ans que le marché du ski est dit mature, sans réelle perspective de développement. Dans tous les pays de Savoie, on cherche néanmoins à construire de nouveaux lits et les placards municipaux des stations regorgent de droits à bâtir, laissant à l’abandon les lits plus anciens. A-t-on pris conscience que, sur les 400 000 lits aujourd’hui présents en Tarentaise, 200 000 ne sont jamais remplis, y compris durant le grand rush de février ? Quelle sera la situation dans dix ans si l’on continue sur notre lancée ? En fait, la politique de l’aménagement de la montagne se résume généralement à de la promotion immobilière. On déroule ainsi un tapis rouge à la friche touristique, d’ores et déjà promise à la Maurienne, où les politiques de défiscalisation à l’origine d’un boom de l’immobilier sont dès aujourd’hui synonymes de faillites. Plutôt que de se remettre en question, on préfère agir comme si le gisement d’or blanc était éternel, et continuer comme avant dans l’espoir de multiplier les touristes en développant toujours plus la montagne.

S’obliger à raisonner à long terme

Il ne saurait bien sûr être question de renoncer au ski, incontournable pour l’économie savoyarde. Mais, face à l’urgence écologique, il faut juste de changer de paradigme, en s’obligeant à raisonner sur le long terme. telesiège et télécabine.JPGSeulement voilà, personne ne veut prendre en charge cette vision dans la durée ! Les maires ont une approche de leur territoire à 6 ans (durée de son mandat), les exploitants de remontées mécaniques sont locataires de domaines à rentabiliser sur 18 ans (durée moyenne d’une délégation de service public) et l’Etat a presque disparu. Alors que la décentralisation aurait pu transmettre à la région le pouvoir de conduire une politique volontariste respectueuse de la problématique environnementale, elle s’est noyée dans les discours et le manque d’ambition d’une multitude d’acteurs publics aux intérêts contradictoires. Pourtant, tout le monde devrait être en mesure de comprendre que, de par sa consommation énergétique colossale (construction des bâtiments, chauffage, infrastructures routières, voitures…), le tourisme d’hiver ne peut plus être en adéquation avec les impératifs écologiques de notre temps. L’alternative est aujourd’hui la suivante : prévoir l’avenir et anticiper ou se condamner à subir brutalement les conséquences de la pénurie énergétique et du changement climatique. Croire que l’on aura plus de clients venus des quatre coins de l’Europe dans nos stations dans dix ans est une illusion. On l’a vu l’hiver dernier avec la crise. Il convient donc de changer d’optique et de commencer dès maintenant à mettre en œuvre une politique qui pourrait reposer sur quatre axes principaux.

De la construction à la réhabilitation

Nos domaines skiables, les plus vastes du monde, sont bien assez grands. Notre parc immobilier dispose d’un nombre de lits très largement supérieur à celui des touristes susceptibles de les occuper. Il est donc grand temps de poser comme principe une limitation stricte à la construction de nouveaux lits pour tout miser sur la réhabilitation. Il s’agit d’apprendre à démolir pour reconstruire sur la station, afin de ne plus gagner sans cesse sur le paysage. Bien sûr, une multitude de lits étant inadaptés aux nouvelles demandes de la clientèle, le désir d’en construire de nouveaux conformes à cette demande est très présent. Mais le devoir des pouvoirs publics est aujourd’hui d’empêcher la poursuite du bétonnage de la montagne. Le problème est sur la table depuis plus de quinze ans, mais rien ou presque n’a été fait en matière de réhabilitation immobilière. C’est que la tache est difficile, en raison de la multiplicité des propriétaires. Le défi doit néanmoins être enfin relevé et des mécanismes nouveaux trouvés. Une mission conduite par les services de l’Etat, à la commande des ministères de l’Aménagement du territoire et du Tourisme, est d’ailleurs en cours sur ce sujet. Cela passera notamment par une véritable vision territoriale, car, jusqu’ici, le pouvoir en matière d’occupation des sols est beaucoup trop dans les mains des seuls maires soumis aux pressions de propriétaires fonciers très agressifs… sans parler de la concurrence entre stations, basée sur le plus grand nombre de lits d’accueil. Des outils de maîtrise et de vision territoriale existent : schémas de cohérence territoriaux, plans locaux d’urbanisme, Directive d’Aménagement des Alpes du Nord. S’ils ne sont pas en place, c’est que les élus ne les voient aujourd’hui encore que comme des contraintes et des diktats, alors qu’il faudrait justement s’en servir pour organiser sur le long terme cette vision du territoire. D’autant que ces documents d’encadrement – et particulièrement la DTA – intègrent l’épuisement constaté de la planète.

Un autre rapport au transport2766-MOB_train_montagne_Suisse.jpg

Les premiers bilans carbone réalisés en stations le montrent clairement. Les remontées mécaniques interviennent pour moins de 2 % dans les émissions de gaz à effet de serre. C’est l’acheminement des touristes qui prend la part la plus importante, soit 74 % des émissions (avion et voiture essentiellement). Tout doit donc être fait pour inviter les touristes à utiliser des transports collectifs les moins polluants possibles. Et le train par priorité, mais cela ne suffira pas. Hormis en Maurienne, toutes les lignes de chemins de fer de nos vallées sont à voie unique. Il y a donc une réflexion profonde à engager pour que l’avenir soit au rail. Et il convient de développer des systèmes de cars qui, depuis les grandes villes, pourront acheminer les urbains jusqu’aux stations. Enfin, il faut tout faire pour faciliter l’information des touristes et usagers tout en développant l’inter modalité afin de mieux organiser le « dernier kilomètre », autrement dit la distance qui sépare la gare de la station. La Suisse est un exemple à suivre. Des initiatives sont aussi prises, par exemple, à Chamonix… avec un système de bus gratuits. La gratuité du transport est un élément incitatif indéniable, mais il a un coût.

Du tourisme 365 jours par an

Tous les responsables politiques ont aujourd’hui ce leitmotiv en bouche. Mais sur le terrain, rien ou pas grand-chose. Chaque année, en stations, l’essentiel des investissements continue de servir l’hiver. Le développement de l’été et des inter saisons est réduit à portion congrue. Même chose du côté des organisations de promotion, telle Savoie Mont Blanc, qui s’activent surtout pour la grande cavalerie touristique proposée par les stations les plus célèbres en hiver. Mais à quoi devrait servir l’argent public injecté dans le tourisme ? A faire la promotion debouquetin0003.jpg sites de prestige exploités par des sociétés côtés en bourse ou à défendre un tourisme plus modeste et plus authentique répondant d’avantage aux exigences environnementales ? Les organismes publics devraient aujourd’hui mettre en avant et soutenir un autre tourisme. Celui qui se pratique tout au long de l’année. Certes, la randonnée à pied, à vélo ou à cheval, met moins d’argent dans la machine économique qu’une semaine à Courchevel. Mais des gîtes tenus par des gens désireux de travailler au pays sont aujourd’hui des produits à défendre. Promouvoir cette forme de tourisme inciterait d’ailleurs les locaux à être de véritable acteurs de l’économie touristique alors qu’ils sont bien souvent cantonnés au statut d’employés de grands groupes financiers.

Tendre vers une diversification économique

Nos vallées ne doivent pas se résoudre à vivre uniquement du tourisme. Exemple particulièrement symptomatique de cette mono activité, la Tarentaise doit tendre vers un mode de vie qui ne soit plus exclusivement réglé par les allers et venues des touristes. Aime ou Bourg-Saint-Maurice ne peuvent plus avoir comme unique vocation d’être de simples sas d’accès aux stations. Il faut donc encourager les initiatives de ceux qui souhaitent exercer en pays de montagne une activité non touristique. Ceci est aujourd’hui parfaitement envisageable, ne serait-ce que grâce aux nouveaux modes de communication qui permettent désormais d’habiter en Tarentaise et de travailler avec le monde entier. L’accès facilité aux vallées, notamment par le train, ainsi qu’un cadre de vie exceptionnel peuvent aussi conduire des petites entreprises à s’installer. P1010039.jpgLa diversification économique passe également par le développement de l’agriculture de proximité nécessaire à une relocalisation de la production alimentaire. Encore faut-il ne pas avoir lâché les terrains à la promotion immobilière… Les politiques publiques doivent donc prendre conscience que redonner de la vie à nos vallées toute l’année est nécessaire. C’est en fait le seul moyen de permettre à la population locale d’être de moins en moins dépendante d’une activité touristique hivernale appelée à être de plus en plus fragile, car particulièrement soumise aux aléas climatiques, économiques et géopolitiques engendrés par la crise systémique globale à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés. Un hiver enneigé ne doit surtout pas le faire oublier.

D’autres JO pour une autre politique touristique ?

La candidature pour les JO de 2018 pourrait être une vitrine exceptionnelle en interne, comme en externe, pour une autre vision de l’avenir de nos territoires. Elle devrait prendre en compte le fait que le monde bouge. L’opinion publique aussi, elle qui porte de plus en plus d’attention à un usage respectueux de la planète, à un nouveau rapport au social et à l’économique. Le succès d’Europe Ecologie aux élections européennes en est un témoignage. Mais l’impression que l’on a à la lecture du dossier de candidature d’Annecy, c’est qu’il a été abordé d’une manière très conventionnelle, et tout juste « reverdi » en surface. Afin de symboliser une nouvelle approche de l’économie touristique montagnarde, ces JO devraient prendre le contre-pied complet du projet actuel, car celui-ci ne fait que conforter la politique des stations qui souhaitent continuer les constructions en les recouvrant d’un vernis estampillé développement durable. Ainsi, on parle de jeux écologiques en affirmant que 70 à 80 % des infrastructures olympiques seraient déjà existantes, alors que l’essentiel de celles prévues pour l’organisation des épreuves est à bâtir.

Un nouveau projet de JO pourrait être imaginé. Il serait porteur d’une véritable éthique, avec comme ligne de conduite : zéro nouvelle construction. Un projet volontairement économe – de l’argent public, des paysages, des ressources – et affiché comme tel. Un projet respectueux des sites et qui n’utiliserait que des infrastructures existantes, notamment celles situées à Chambéry, Albertville, Courchevel et Genève.lac d'annecy.jpg Un projet qui sortirait donc de son cadre haut-savoyard pour adopter une vraie logique de territoire. En se contentant d’organiser à Annecy les cérémonies d’ouverture et de clôture, on mettrait en avant un site fabuleux que nous avons le devoir de préserver en refusant de tomber dans la folie des grandeurs. On pourrait ainsi communiquer d’une façon réellement novatrice et écologique. Tout cela en associant pleinement les Savoyards dans une dynamique positive combinant la culture montagnarde et l’exigence environnementale, afin de faire de ce projet de JO le symbole d’une nouvelle politique touristique. Cette politique que nous appelons de nos vœux et qu’Europe Ecologie pourrait mettre en œuvre dans les mois et les années qui viennent.

Claude Comet et Brice Perrier 

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://lavoixdesallobroges.hautetfort.com/trackback/2450003

Commentaires

A bon entendeur... Le moins que l'on puisse dire c'est que ce type de discours sur la montagne a encore du mal à passer chez nombre d'élus et de décideurs-vendeurs d'immobilier. Dire cela dans une assemblée vous fait passer pour un rabat joie défaitiste. mais la pédagogie est affaire de répétition. Continuons donc.

Ecrit par : Rieu | 04.11.2009

très bon article, très bonne analyse de la situation; penser global, agir local : tout est dit dans cette maxime qui j'espère fera bientôt parti d'un projet gouvernemental... à nous autres Savoyards à prendre en main notre destin et celui de notre Savoie.

Ecrit par : Loren | 04.11.2009

merci pour ce bon boulot les gars!

Ecrit par : Xavier | 04.11.2009

claude est une femme !
elle est journaliste et c'est l'ancienne directrice de la maison de savoie, l'organisme chargé de promouvoir le tourisme savoyard dépendant de nos deux conseils généraux.

Ecrit par : la voue | 04.11.2009

Vouloir faire des jeux Olympique propre. c'est comme de vouloir moraliser le capitalisme. On nage en plein oxymore. Les jo sont sales par nature.

Ecrit par : tekrapec | 04.11.2009

je ne dis pas qu'ils seraient propres - qu'est-ce qui est vraiment propre ? en tout cas certainement pas le tourisme qui fait pourtant vivre la savoie -, mais des jo qui se feraient selon le principe de zéro construction seraient véritablement novateurs et porteurs de nouvelles valeurs de modération.

Ecrit par : la voue | 05.11.2009

je ne sais pas si le tourisme fait vraiment "vivre" la savoie. Disons une partie pour être plus juste. Une chose est sûr les JO à Annecy se serait un ÉNORME coup de projo médiatique sur la région et cela accentuerai pour des années la pression humaine sur une ville enclavée qui souffre déja de trop de passage. si la seule logique qui valle est celle de l'argent. Alors oui nous avons besoin des JO. Sinon sur des valeurs propre a l'écologie c'est un dossier indéfendable. A moins d'être d'une naïveté à toute épreuve.... mais bon parions qu'il y a suffisamment de bœufs en Savoie pour se laisser mener à l'abattoir.

Ecrit par : tekrapec | 05.11.2009

Bravo pour cette mise sur la table d'une réalité qui nous concerne tous.

Ecrit par : jojo | 05.11.2009

les JO évènement du passé...
Même en essayant d'y donné une autre image écolo ou sportive ne pourront jamais se passer des multinationales ou des médias qui sont les seuls à touver leur compte en royaltys.
Un CIO qui ne sera jamais clair sur ses pratiques.

Comment organiser de tels évènements sans penser déplacements du monde entier et son balai d'avions,et de caprices en tous genres de people avec leur caprices démesurés.
Un évènement pareil impose une consommation excessive,d'eau,d'électricité la liste est longue etc etc...

Débarrassons-nous des JO... et engageons plutôt de vrais efforts sur le ski pour tous déjà sur les locaux qui n'y ont plus accès vu les tarifs pratiqués,un comble qu'une majorité d'enfants vivants dans nos massifs ne puissent accèder à leur loisir local.

Arrêtons d'organiser des évènements que nous ne maitrisons plus,et qui engendrent des financements démesurés,à la charge des administrés,porte ouverte aux lobbys,et aux politiques qui les utilisent pour leur tremplin politique.

Ecologie politique NON MERCI.
Ecolotartuffes NON MERCI.
Sport buzness NON MERCI.

Ecrit par : simone | 06.11.2009

l'impact du tourisme en terme de consommation d'énergie et d'eau est aujourd'hui colossal. c'est cela qu'il convient d'abord d'arriver à réduire, car ça ne dure pas 15 jours, mais ça se répète tout l'hiver tous les ans, avec le balais d'avion et même les caprices de stars qui n'ont pas besoin des jeux pour venir en savoie. si un projet alternatif de jo permettait de symboliser un changement en matière de politique touristique et d'aider à sa compréhension par le public puis à sa mise en oeuvre par les élus, ça serait positif. peut importe le cio ou les sponsors. s'ils ne sont pas d'accord avec ce qu'on propose, qu'ils les fasse sans nous et ailleurs leur jeux.
comme le disait le mec des houches, c'est d'abord une affaire de communication. le tout est de savoir sur quoi on veut communiquer. zéro construction, je crois que ça donne du sens, et c'est sans doute du jamais vu dans des jo.
sinon, 100% d'accord avec les efforts à faire sur le ski pour les locaux.

Ecrit par : la voue | 07.11.2009

Bin c'est mal parti ! Flaine construit une nouvelle remontée mécanique qui la connectera avec la vallée...juste pour être dans la course à la candidature !!!

Ecrit par : tekrapec | 07.11.2009

Bonne analyse. J'insisterai sur l'aspect culturel, en prenant l'exemple des Alpes centrales (Tyrol en particulier, italien et autrichien) où le tourisme est bien mieux intégré dans les activités locales, et dans des stations à visage humain. Dans les bars et restos, le soir, il y une ambiance d'enfer, avec des groupes musicaux de l'endroit, et des tarifs de forfaits et locations souvent bien inférieurs aux nôtres. Le tourisme nous a été confisqué (avec bien évidemment l'aval d'acteurs locaux), il va être difficile de le reconquérir et de le transformer. A moins d'une volonté politique forte, portée par de véritables compétences en la matière.

Ecrit par : fungo | 08.11.2009

Oui. En haute savoie les collectivités locales ont mis la main au portefeuille avec le projet de faire "la montagne pour tous" aujourd'hui ce projet a fait long feu. Les exploitants préfèrent la montagnes pour quelques uns et les faire raquer plein pôt. Le résultat c'est que même les Savoyards ski de moins en moins. se payer un forfait journée à La Clusaz, A "Courch" ou 'Val To' est devenu un luxe de snobinard.

Ecrit par : tekrapec | 08.11.2009

Respect local, de l'environnement et des habitants. Voila les clés du succès pour un VRAI tourisme durable.

Ecrit par : Eric | 10.11.2009

Ecrire un commentaire